Apprendre

Comprendre, douter, accepter

S’ouvrir aux paroles de Dieu, c’est accepter qu’Il emplisse notre être de Sa Connaissance, de Sa Science, de Son Amour. Pour accepter qu’Il nous habite, la nature humaine a besoin de franchir des étapes de la compréhension et du doute. Accepter sans comprendre, sans douter est peu raisonnable.

Comprendre pour donner sens

Le Prophète Muhammad (Que la Paix et la Bénédiction de Dieu soit sur lui) nous a rappelé que nous devions acquérir la Science quitte à se rendre en Chine. L’acquisition d’un savoir spirituel est essentiel d’où la nécessité pour tous musulmans ou musulmanes d’intégrer tout au long de sa vie les piliers de la Foi. Comprendre l’unicité divine, la croyance en les Anges, en les Prophètes, en les Livres Célestes, dans le Jour dernier et l’Au-delà, c’est l’étude de toute une vie. Eva de Vitray Meyerovitch écrivait « la quête de la vérité est une prière« .

Mais le savoir ne s’acquiert pas uniquement dans la lecture ou la méditation, il s’acquiert dans la rencontre avec l’Autre. Il s’acquiert dans l’humilité, le silence, l’écoute et le dialogue. Accueillir la parole de l’Autre comme une richesse afin de grandir humainement, spirituellement, intellectuellement. Faire une force des savoirs acquis depuis tout petit, faire une force des échecs et des réussites. Comprendre que le passé est le passé et faire un pas en arrière est impossible. Comprendre que notre vie est un éternel commencement et non un recommencement. Comprendre c’est s’ouvrir à l’Autre, c’est s’ouvrir au monde pour mieux se connaître. C’est un chemin pour faire la lumière en soi.

Douter est une sagesse, ne pas douter est dangereux

Tout au long de sa vie, l’être humain est confronté au doute. Le doute dans ses choix personnels, professionnels, spirituels. C’est une étape nécessaire pour faire le tri dans ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Dans la profondeur de notre être, nous nous interrogeons. Pour tout(e) croyant(e), Dieu veille, Il se fait proche pour nous observer dans ces instants. Nous labourons notre être intérieur, nous préparons cette terre pour qu’elle accueille de nouvelles semences. Si nous voulons qu’elle prospère nous devons la veiller, l’entretenir, la faire vivre en nous. Au contraire, si nous sentons que cette semence n’est pas conforme à nos valeurs, à ce que nous sommes, nous la délaisserons jusqu’à l’abandon. Le doute sert à cela. Il nous aide à faire le tri dans nos semences afin de faire jaillir ce qu’il y a de meilleur en nous. Cela demande de la bienveillance et de la patience envers soi-même. Les autres ne peuvent répondre à nos doutes, nous sommes les seuls possesseurs de la réponse. Les autres peuvent nous conseiller, échanger avec nous mais au final c’est à nous de prendre la décision. Le doute fera jaillir la certitude. Au bout du chemin, nous pourrons accepter la décision, le choix.

Accepter c’est se libérer

C’est une libération intérieure, c’est le vivre comme un soulagement. C’est le commencement d’une nouvelle étape dans notre vie. C’est prendre un chemin en toute confiance.

La notion de confiance dans l’ensemble de ces trois étapes est essentiel. La confiance pour comprendre, la confiance dans le doute, la confiance dans l’acceptation.

C’est avoir la foi en ce que nous faisons, en ce que nous vivons.

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